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Écoute à blanc.

FEQ : The Budos Band + Madjo + Sweet Hollywaiians + Jill Barber

Sophie Laforest
16 juillet 2010

Hier, jeudi, je m’apprêtais à vivre ma 7e soirée musicale au Festival d’Été de Québec. Jusque-là, aucune déception, vraiment aucune. Pour l’occasion, j’ai décidé de sortir de ma zone de confort et d’y aller avec des découvertes… bon bon okay, j’avoue, j’ai plutôt suivi la vague de la bande de gens formidables qui m’hébergent ici. Alors, j’y vais dans l’ordre; voici de quoi avait l’air mon 15 juillet 2010.

D’abord, on s’est pas levé tôt… je n’avais pas spécifié que mercredi, après Born Ruffians, on est retourné à la Taverne Jos Dion. Chez Jos, y’a une machine à popcorn, un juke-box numérique, un serveur sympathique surnommé «Minou,» du drôle de monde et l’heure de fermeture est variable… je vous laisse imaginer le reste. Par conséquent, notre journée de jeudi a débuté plutôt tard et comme il faisait si beau on a improvisé une gelato sur la rue St-Jean, une marche dans le petit Champlain et une bière sur la terrasse de L’Oncle Antoine.

Après cette autre parcelle de ma visite touristique, on était fins prêts à attaquer un autre soir au FEQ.

The Budos Band

Je suis arrivée à la Place d’Youville à 18h, le groupe y jouait depuis une trentaine de minutes. Il s’agit d’un collectif américain qui propose une musique Funk/Afro-Beat. Je ne suis pas une habituée du genre, mais j’ai su apprécier leurs rythmes singuliers; par rapport à ce que j’ai déjà entendu dans le genre. Puis encore là, on était gâté par le soleil et la chaleur; ce fut donc un rendez-vous estival très à propos.

Par la suite il y a eu deux choses: engloutir des sushis sur la rue St-Jean et se diriger vers l’Impérial pour 20h.

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Madjo

En entrant, on remarque d’abord le nouvel aménagement de la salle qui est en formule cabaret pour cette soirée folk/jazz. Puis ensuite, on y découvre un public plus éclectique composé de jeunes et de moins jeunes; mais c’est relatif tout ça anyway. Oh et bien sûr; Madjo qui est déjà sur scène avec un musicien et deux choristes. Je le dis tout de suite, Madjo a été ma découverte de la journée. D’ailleurs au moment d’écrire ces lignes, j’écoute les quatre pièces en disponibles en écoute sur son myspace. Il s’agit d’un nouveau projet pop/folk de Paris et leur premier album est prévu pour septembre prochain si je me fis à la fille au merch. Si vous aimez des trucs comme Florence + The Machine, Feist et St.Vincent (pour ses cheveux), vous aimerez probablement Madjo.

En rappel, elle a fait Where Did You Sleep Last Night, pièce popularisée par Nirvana. Mais tout juste avant, elle a fait celle-ci :

Sweet Hollywaiians

Je suis peut-être la seule personne présente qui n’a pas aimé, mais je le dis et l’assume : je n’ai pas aimé. Le jazz hawaïen, c’est pas du tout dans mes cordes il faut croire… J’ai même essayé d’imaginer un contexte dans lequel je pourrais peut-être aimer entendre cette musique. Comme les chances sont minces que je me retrouve sur un terrain de camping dans une roulotte pour le Noël des campeurs, je préfère dire que je n’en ai pas trouvé. Mais bon, ils ont eu droit à de chaudes mains d’applaudissement et à un semi standing ovation. Faut pas s’en faire, j’étais juste pas au bon endroit au bon moment, mais les autres si.

Jill Barber

Je ne connaissais pas Jill Barber, mais mes amis oui. Ils m’ont précisé que l’auteure-compositrice-interprète d’Halifax avait changé de style récemment, passant du folk-pop au jazz. Ce passage fut marqué par son plus récent album Chances, qui a été nominé pour le prix Polaris en 2009. Personnellement, j’ai préféré les chansons de ses précédents albums, parce comme vous l’avez peut-être remarqué, je n’ai pas trop la piqûre pour le jazz. Ses pièces folk, qu’elle interprète guitare en mains, ont quelque chose de plus vrai, de plus rough; ce qui me plaît davantage. La rencontre entre Martha Wainwright et Sarah Slean; c’est ce que sa voix m’a évoqué. Pour les morceaux jazz, j’aimais moins leur côté léché, même si sa voix les rend merveilleusement bien. Mention spéciale pour l’utilisation de la salle : elle a débuté sa prestation à partir du balcon côté cour près de la scène et à la fin du spectacle elle n’a pas hésité à descendre sur une table pour rejoindre le public au parterre. Elle s’est adressée à plusieurs reprises au public, pratiquement entre chacune de ses chansons en fait, notamment après son 3e rappel pour dire, en français : «tous mes rêves sont devenus vrais».

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Visite touristique : La Cuisine prise 2.

On a terminé notre soirée à La Cuisine pour une deuxième fois depuis mon arrivée… ou devrais-je dire, sur le trottoir de la rue St-Vallier; devant le bar.

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Ce soir : je me repose et je me sens coupable de rater Fred Fortin + Les Breastfeeders et toutes les belles propositions du OFF.

Mais je me prépare pour demain : Bernard Adamus à 15h30 et Chica Libre à 18h30 à la Place D’Youville (La Pimbêche a d’ailleurs écrit sur Chica Libre aujourd’hui et elle m’a convaincue). S’en suivra une soirée folle à l’Impérial dès 21h avec Secret Maker + Radio Radio + Le Matos et si on est chanceux, on attrapera Random Recipe au Cercle avant la fin.


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Sophie Laforest

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