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Écoute à blanc.

FEQ : Great Lake Swimmers + Andrew Bird

Sophie Laforest
11 juillet 2010

C’était la folie Iron Maiden dans les rues de Québec quand je suis sortie du bus vers 20h vendredi soir. Je faisais pas mal touriste avec ma carte du centre-ville parmi tous ces adeptes de métal qui criaient «Yeahhhhhh Iron Maiden!!!!!».  Une fois orientée j’ai pressé le pas pour attraper Great Lake Swimmers qui était déjà sur la scène de l’Impérial.

Je suis arrivée en sueur vers 20h30, dans cette superbe salle où je n’avais jamais mis les pieds. Heureusement pour moi la salle n’était pas encore comble, parce que c’est là un des risques du Festival d’Été de Québec, il faut arriver tôt parce que le laissez-passer ne garantit l’entrée. Premiers arrivés premiers servis.

Great Lake Swimmers

On était loin de l’ambiance Iron Maiden, il y avait là une foule calme qui se laissait bercer par la musique folk-pop de la formation canadienne. Tony Dekker était accompagné de quatre musiciens à la batterie, contrebasse, guitare et violon. La violoniste, Miranda Mulholland, était tout à fait remarquable, le violon prenait une place importante dans la prestation et semblerait-il qu’elle a joint le groupe depuis leur dernier album Lost Channel, mes amies Geneviève et Guylaine qui avaient déjà vu la formation trois fois en spectacle n’avaient jamais vu la violoniste avec le groupe.

De belles mélodies, des textes introspectifs, une musique parfois plus mélancolique et parfois plus festive; un show chaleureux par cette grande chaleur; un heureux mélange dans l’attente d’Andrew Bird. Franchement quel excellent choix de jumeler Great Lake Swimmers à Andrew. Dans un sens comme dans l’autre, ce fut sans doute une soirée de belles découvertes pour ceux qui connaissaient seulement un ou l’autre de ces projets.

Vers 21h, la bande a offert une dernière pièce (ça swinguait!) puis est revenue sur scène pour une autre chanson en rappel. Apparemment la salle a grandement apprécié leur présence et Dekker a également souligné combien ils étaient heureux de faire partie de cette édition du FEQ.

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Durant l’entracte un organisateur du festival a avisé les spectateurs que la salle avait atteint sa pleine capacité (900 personnes debout) et que si on décidait de sortir, il y avait peu de chance de pouvoir revenir par la suite. Il n’y a donc pas eu un grand mouvement de foule.

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Andrew Bird

Deux micros, une guitare, un violon, un glockenspiel, un double-gramophone rotatif, plusieurs pédales et Andrew; de quoi captiver les sens de l’auditoire. Andrew Bird a eu chaud, probablement plus que nous tous. Quel défi de construire seul chacune de ses pièces à l’aide de tout ce matériel, en plus de chanter et de siffler. N’étant pas un être infaillible, il lui est arrivé de devoir reprendre quelques séquences d’échantillonnage après avoir bredouillé quelques marmonnements de mécontentement. Une fois, une seule, il eut un blanc de mémoire. Peu importe, j’aime autant ça; ça ajoute au plaisir de le voir se démener pour atteindre ces textures sonores uniques; le gramophone rotatif était un réel must sur certains morceaux. Difficile de décrire le son produit avec ce drôle d’engin… je dirais un mélange de «chanter dans un ventilateur» et d’un «son qui s’éloigne et qui se rapproche rapidement;» un  genre d’écho résorbé… bref, faut expérimenter.

Parmi les pièces jouées, Plasticities tirée d’Armchair Apocrypha était sans doute la plus complexe et la plus riche; Andrew a pris plusieurs minutes à installer chacune de couches musicales avant d’y ajouter sa voix. Parlant de sa voix… non mais quelle voix !  Juste, mielleuse, douce et forte… je sais pas, mais ça m’a encore plus marqué en salle que sur album. Un réel plaisir pour les oreilles. Andrew, t’es pas juste beau; tu chantes bien tu sais.

Fake Palindromes, Natural Disaster, Effigy, Some of These Days, Fitz And The Dizzyspells, A Nervous Tic Motion of the Head to the Left ont également été interprétées, parmi tant d’autres. Puis tel que mentionné par Julie B sur son blogue concernant le spectacle d’Andrew dans la cadre du Jazz : il a encore une fois fait la chanson de Kermit la grenouille; It’s Not Easy Being Green en français. Puis une nouvelle chanson introduite approximativement comme suit : «Je me suis réveillé en pleine nuit avec l’idée qu’il y avait un trou au fond de l’océan et que le trou saignait». J’ai pas trop saisi l’idée, mais la chanson elle, oui; très jolie !

Un superbe soirée. En tout cas à date le FEQ ça torche !

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On a laissé tombé le plan d’aller voir Millimetrik au Cercle, faisait tellement chaud on a opté pour une bière confortablement assis… chez Jos Dion ! Paraît que ça fait partie des incontournables culturelles de la place… une taverne installée depuis 1933. Je suis ici pour le FEQ, mais je me gâte la visite touristique.

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Je vous reviens avec ma soirée d’hier bientôt  (Kid Koala + The Heavy)

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Ce soir :

Think About Life + Phantogram + Passion Pit @ au Parc de la Francophonie (que les gens de Québec appellent encore le Pigeonnier).

Ensuite, on se grouille pour se rendre au Cercle pour voir Woodhands avant que ce soit bondé.

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Photos de moi.

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Un commentaire
  • Julieb
    11 juillet 2010

    le trou dans l’océan =la fuite de pétrole

Écoute à blanc.

Sophie Laforest

Il n'y a pas de consensus sur les impacts de cette méthode.

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