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Écoute à blanc.Le Husky + Tricot Machine aux Francofolies; toujours prêts !Sophie Laforest20 juin 2010
Vendredi soir, Grosse boîte présentait deux de ses protégés à l’Astral: Le Husky et Tricot Machine. Ces projets musicaux ont tous deux présenté un deuxième album cette année; La Fuite et La Prochaine Étape, respectivement. C’est en formule cabaret que s’est amorcé un autre excellent spectacle dans le cadre des Francofolies 2010.
Le Husky Vers 20h40, Le Husky entamait La Maison Hantée, titre tiré de son plus récent album La Fuite. À ce moment-là, la salle n’était pas encore tout à fait remplie. Malheureusement pour moi, je suis entrée en milieu du dernier refrain. L’énergie était là et le public semblait avoir apprécié cette introduction. Yannick Duguay était accompagné de quatre musiciens; basse, claviers, batterie et guitare. Ont suivi les pièces David Bowie, Le Phénix, Sous Les Néons (présentée comme étant le fruit d’une période sombre traversée par Duguay), Les Téléphones, Mes Bottes De Sept Lieues, Dans L’bois, Chambre Noire… dans cet ordre plus ou moins précis.
Fanny Bloom, la voix de La Patère Rose, a rejoint Le Husky pour terminer cette première partie avec les morceaux Dialogue et *Le Monde Est Rouge, une autre belle surprise sortie de la Grosse Boîte; un beau moment de complicité. (On m’a dit que c’était *Chantal Archambault qui a pris la relève de Fanny le lendemain). Merci à mes agentes doubles pour ces *précisions. Mes attentes furent comblées, moi qui avait vu Le Husky qu’une seule fois unplugged il y a un mois. Les musiciens qui l’accompagnaient ont permis d’ajouter une couleur distincte à chacune des pièces. De plus, la sortie du deuxième album, La Fuite a permis d’offrir des pièces moins mélancoliques et parfois plus énergiques que celles sur Chanson Moderne Pour Cyniques Romantiques. Une belle palette rock, électro… et j’oserais ajouter une nuance de folk. - Tricot Machine; franchir la 2e étape
Il y a trois mois, le 16 mars dernier, arriva le nouveau disque de Tricot Machine. J’avais d’ailleurs dormi devant un disquaire trifluvien pour être la première à posséder les bricolages offerts à l’intérieur de la pochette. Non, sérieusement, j’avais bien hâte d’entendre ce 2e album, lancé en connaissance de cause (cette fois-ci), après le succès inattendu du premier compact. Engouement qui avait surpris les principaux intéressés; Catherine Leduc et Matthieu Beaumont, le couple musical qui se cache sous ces joyeux tricots. Premier constat; plus d’arrangements et d’instruments. Ça donne des chansons bien remplies de mélodies, de choeurs et de mots; mais pas trop. Deuxième constat, un album plus homogène, qui s’écoute sans interruption. Catherine Leduc a écrit près de la moitié des textes (comme elle l’avait fait sur le premier) et encore une fois, on aime ça. Matthieu Beaumont revient également en force et assure la musique de chacune des pièces (comme il l’avait aussi fait sur le premier) et on aime toujours ça. Daniel Beaumont (frère de Matthieu) écrit l’autre moitié des textes, toujours dans l’esprit du duo. Aux premières écoutes, ce second album ne m’a pas extirpé autant de coups de coeur que le premier. Je n’ai pas ressenti d’aussi grands frissons que ceux que m’avaient procuré les «lalala» sur Les Oreillons, «les joues rouges boréales» sur Les Peaux de Lièvres et «le building au coin de Peel et Ste-Catherine» sur Le Trou. Mais de fil en aiguille, j’ai succombé au charme de la Prochaine Étape, et y ait déniché mes nouveaux coups de cœur; Avanlanche, Radar, Défier les rites et J’ai des allumettes. J’ai mis du sang-froid en bouteille pour les jours comme aujourd’hui [...] J’ai pas un parcours exemplaire si c’est ça la question / Et au risque de déplaire faisons ce qui nous semble bon [...] Rassure-moi, dis que tu peux faire du feu avec deux bâtons. – J’ai des allumettes
Ce disque respire et inspire, respire et inspire, respire et inspire.
L’écureuil de Beloeil à l’Astral
La scène s’est littéralement métamorphosée entre la prestation du Husky et celle des Tricots. Pour ce faire, une trame sonore bien particulière meublait l’attente; un narrateur présentait différents bruits/cris d’animaux. Charmant. Pendant ce temps, un tapis de gazon synthétique fut déposé sur la scène, puis une immense boîte d’allumettes recouvrant le piano, des brins d’herbe, des virevents et une mangeoire à oiseaux garnissaient le devant de la scène. L’écureuil de Beloeil (tel que présenté par Matthieu), de la chanson Super Ordinaire y était aussi; juché sur le piano. Fixés au plafond, des bernaches en papier et un grand cœur aux couleurs de l’arc-en-ciel; ces bricolages tirés de la pochette de leur deuxième album offraient un très joli décor. La salle était remplie (d’un public de tous âges, enfants compris) quand Matthieu et Catherine sont apparus sur scène vêtus de leur uniforme de louveteau et de jeannette; très chouette le concept! Ils ont débuté par À L’autre bout / 2e Rang qui est la dernière pièce du plus récent album, à laquelle s’est greffée La Prochaine Étape. Une introduction toute douce qui nous a permis de les contempler dans leur nouvel environnement. Puis les chœurs sont entrés, quatre louveteaux et quatre jeannettes afin de lancer en force ce spectacle avec Défier Les Rites et Un Bout Ensemble. Se sont ajoutées les chansons Pas Fait en Chocolat, Dans La Mire, J’ai Des Allumettes, Comme Un Accident, Ambulance, Super Ordinaire, Un Monstre Sous Mon Lit, L’Ours, Une Bûche Après L’autre, Les Oreillons, Avalanche, 30 Ans Hier, puis au rappel Les Peaux De Lièvres, La Meilleure Équipe et Radar. Les morceaux se sont succédé sans temps mort; parfois de manière plus douce et intimiste (piano-voix), puis avec toute la gomme (batterie, guitare, claviers, basse, mélodica, choeurs, piano sans oublier les pas de danse de Catherine). Le duo a agrémenté le tout par quelques interventions à la fois absurdes et cocasses autour du thème du scoutisme. Parlant de leurs badges, de trucs de survie en forêt et des différents signes reliés aux jeannettes, louveteaux, scouts, éclaireurs… J’en ai appris des choses! Puis la présence des choeurs sur plusieurs titres rendait bien les arrangements vocaux tels qu’on peut les entendre sur l’album. Tricot Machine est un projet unique, attendrissant et rafraîchissant qui évolue très bien sur scène; à la fois touchant et amusant. Musicalement et vocalement, l’évolution est aussi frappante. Cette soirée m’a fait chaud chaud chaud au coeur… ça se dit tu ?
Et je vous dis un secret, j’ai tellement aimé, que j’y suis retournée le lendemain, après Catherine Major, pour revoir le dernier tiers du spectacle… - Les photos sont de moi. Vous pouvez consulter les dates des spectacles de Tricot Machine sur Grosse boîte.
2 commentaires
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20 juin 2010
[...] This post was mentioned on Twitter by André Péloquin, BangBang. BangBang said: Le Husky + Tricot Machine aux Francofolies; toujours prêts !: Sophie Laforest, sur son blogue : Écoute à blanc. http://bit.ly/dc5dMt [...]
21 juin 2010
J’aurais du rester pour Tricot Machine, mais j’ai quitté l’Astral pour aller écouter trois fois la même chanson de la Compagnie Créole. Je regrette.
J’ai pas accroché sur la perfo du Husky, que j’aime bien sur disque. Avoir su que Fanny Bloom allait se pointer le bout du nez, je serais restée.