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Écoute à blanc.Massive Attack et Georgina SpelvinSophie Laforest27 mars 2010
Je n’ai jamais réellement été fan du duo électronique Massive Attack. Mais j’ai tout de même porté une oreille attentive à leur 5e et plus récent album Heligoland.
L’attrait principal de l’album réside dans les nombreuses collaborations au projet : Tunde Adebimpe (TV on the Radio), Martina Topley-Bird (Tricky), Damon Albarn (Blur, Gorillaz), Hope Sandoval (Mazzy Star), Guy Garvey (Elbow) etc. Certains collaborateurs participent aux albums de la formation depuis le début des années 90. Heligoland est un album tout indiqué pour accompagner les soirées qui s’étirent et les nuits blanches. Du lot, une pièce se distingue sans difficulté; Paradise Circus. J’adore le rythme créé par les claquements de mains, l’équilibre entre la voix lascive d’Hope Sandoval et les instruments. Dès les premières secondes, on arrive à anticiper l’ambiance sensuelle et sexuelle qui se dégage de l’extrait. Du moins, ce fut mon impression. Ayant adopté la pièce dès la première écoute et l’ayant appréciée davantage au cours des écoutes suivantes (en en boucle), il ne me restait plus qu’à visionner le vidéoclip (qui n’en est pas réellement un). C’est là qu’est entrée en scène Georgina Spelvin, ancienne actrice de films pornographiques, aujourd’hui âgée de 74 ans.
Je soulignais plus tôt l’ambiance sensuelle et sexuelle de la pièce. Dans la vidéo, on ne fait pas que la souligner; on aborde l’oeuvre de façon explicitement et entièrement sexuelle. Ça ne pouvait pas être plus clair. Georgina Spelvin s’assied devant la caméra et précise qu’elle s’est d’abord prostituée, faisant des «tours» à de très jolies dames contre de l’argent. Cependant, elle réalisa qu’elle n’était pas douée pour cela puisqu’elle ne pouvait pas «fabriquer» l’excitation sexuelle qui lui était nécessaire pour s’adonner à ces ébats sexuels. Les gens lui demandèrent alors comment elle arrivait à le faire devant une caméra. Georgina n’a qu’une réponse : «The truth about it is, when there’s a camera running it is so trilling. God help me, I love the camera» et c’est là que se font entendre les premières notes et cette ambiance jusqu’alors anticipée. Inutile de vous dire que la suite de la vidéo est très descriptive et imagée: maquillage fluorescent, moustache rousse, serpent, threesome et coupes bikini. Outre cela, le propos est intelligent, le montage très bien ficelé, l’idée intéressante et que dire du mot de la fin «We are our own devil». Je vous laisse le soin de visionner la vidéo en question (réalisée par Toby Dye) et juste au cas : évitez de la visionner au boulot. (notez qu’il peut y avoir un court délai avant le lancement du clip… patience). La biographie de Georgina Spelvin The Devil Made Me Do It, parue en 2006. - – - [...] Oh where the devil makes us sin Paradise Circus
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Écoute à blanc.
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